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Décarbonisation du transport mondial : 5 raisons pour lesquelles ce programme est difficile à réussir

À l’heure où nous sommes confrontés à d’énormes défis liés à la mobilité urbaine, il est encourageant de voir le monde se mobiliser pour faire face à la crise imminente du réchauffement climatique. Des énergies renouvelables aux marchés du carbone en passant par la mobilité durable, les pays prennent des mesures sérieuses pour réduire les émissions et renforcer la résilience. Mais, pouvons-nous réussir la décarbonisation du transport mondial ?

1. La demande est étroitement liée à la croissance démographique et économique

À l’échelle mondiale, l’activité totale de transport devrait doubler d’ici 2050. Toute avancée technologique en matière de décarbonisation des transports serait tout simplement plus que compensée par l’augmentation de la demande de mobilité. Cela a conduit de nombreuses personnes à penser qu’il est impossible d’atteindre les objectifs de décarbonisation d’ici 2050.

 

En effet, pour réussir ce projet, il faut transformer l’ensemble du système de transport, et étudier la fréquence et la distance de nos déplacements ainsi que ceux du transport des marchandises. Certaines des options les plus prometteuses, comme la réaffectation de l’espace routier et l’augmentation des taxes sur les combustibles fossiles, se heurtent à des résistances.

 

2. Les transports dépendent encore à 95 % du pétrole

La dépendance quasi-totale au pétrole pour toutes les formes de transport de passagers et de marchandises est difficile à diminuer.

 

Le remplacement du pétrole par des « carburants » à faible teneur en carbone, comme l’électricité, réduira considérablement les émissions d’ici 2050. Mais même avec un tel scénario optimiste, les émissions de CO₂ des voitures diminueraient de seulement 14 % d’ici 2030 par rapport à 2018.

 

 

3. Opter pour des voitures électriques n’est pas très simple 

Le programme de décarbonisation est entièrement axé sur l’électrification des transports routiers. À l’échelle mondiale, l’adoption des véhicules électriques a été lente. Même si toutes les nouvelles voitures seraient électriques à partir d’aujourd’hui, il faudrait encore 15 à 20 ans pour remplacer toutes les voitures à carburant fossile du monde.

 

Les voitures électriques ne résolvent pas les problèmes de trafic routier, de sécurité et autres problèmes de dépendance à la voiture. Elles ont également besoin d’un approvisionnement fiable en électricité, ce qui n’est pas le cas dans de nombreuses régions du monde.

 

4. Le mirage du « zéro émission » 

Les voyages aériens de moyenne et longue distance sont difficiles à décarboniser car les technologies réalistes de « zéro émission » sont limitées pour les longues distances. Les batteries des avions électriques ne peuvent tout simplement pas stocker suffisamment d’énergie tout en restant suffisamment légères. De l’autre part, les avions de ligne électriques n’ont pas fait leurs preuves. 

 

5. Les cargos fonctionnent au diesel 

Les navires fonctionnent en grande partie avec le type de diesel fossile le plus polluant. L’électrification n’est pas une option fiable.

 

Comme l’aviation, les navires opèrent sur un marché mondial et sont donc difficiles à gouverner et à réglementer. Mais le secteur dispose d’un important potentiel de réduction des émissions si on arrive à utiliser des carburants sans carbone, comme l’ammoniac vert.

 

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