La mobilité à Bruxelles

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Lutter contre la pollution : le plan Bruxellois est-il efficace ?

Tout le monde veut lutter contre la pollution et trouver des solutions efficaces au nombre de malades qui ne cesse d’augmenter à cause de l’air pollué. Quelles sont les solutions que les gouvernements peuvent entreprendre pour diminuer la pollution ? 

Le gouvernement met les villes sur la voie de l’élimination des véhicules les plus polluants 

Le gouvernement met les villes sur la voie de l’élimination des véhicules les plus polluants 

Les zones à faibles émissions sont un premier pas vers un air plus pur et des villes plus calmes, mais il ne faut pas perdre de vue le véritable objectif, à savoir la suppression des carburants fossiles nocifs pour le climat et la santé, en interdisant les véhicules diesel, puis essence d’ici 2025 dans ces zones urbaines et polluées. 

 

Alors qu’il existe plus de 230 zones à faibles émissions en Europe, les villes françaises ont un énorme retard à combler, ce qui les a amenées devant la Cour de justice européenne ; il est donc urgent d’accélérer leur mise en place afin de lutter contre le fléau de la pollution de l’air, troisième cause de mortalité en France.  

Plan d’action inachevé pour permettre au plus grand nombre de voyager mieux, moins et autrement

Si l’État s’est enfin engagé à mettre à disposition des collectivités territoriales les outils nécessaires à la mise en place de ces zones à faibles émissions, comme le contrôle automatique des véhicules circulant dans ces zones, il doit également mettre en place les mesures et les budgets nécessaires pour sortir les automobilistes du piège du diesel.

 

Cependant, aucune annonce concrète n’a été faite sur le financement du plan vélo (estimé à au moins 200 millions d’euros par an) prévu pour la rentrée, sur le montant de l’appel à projets transports en commun, sur les trains et sur les aides au changement de mode de transport, comme l’indemnité kilométrique vélo obligatoire, la prime à l’achat d’un vélo à assistance électrique ou la prime mobilité durable. 

 

Le plan d’action du gouvernement pour une mobilité durable propre est insuffisant, car il ne prend pas non plus en compte le transport routier de marchandises et le transfert vers d’autres modes de transport. La suppression des avantages fiscaux pour le transport routier, le renforcement du malus, notamment pour les véhicules puissants, et l’affectation des recettes de la taxe carbone et du diesel offrent pourtant une marge de manœuvre pour investir dans des solutions.

 

Les bénéfices de ces mesures pour le climat et la santé publique étant certains, tous les acteurs, des collectivités locales aux acteurs économiques, doivent jouer le jeu et lever les obstacles à la prise de décision des décideurs publics. 

 

Le gouvernement ne peut plus différer son action ; le projet de loi de finances 2019 et le projet de loi d’orientation des mobilités, qui seront présentés à l’automne, seront les prochains moments de vérité sur sa volonté d’agir face à l’urgence climatique et sanitaire dans les transports.

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