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Un avenir sans voiture : Comment les villes européennes adoptent les transports verts

L’avantage immédiat d’un aménagement urbain sans voiture est avant tout de réduire les effets négatifs observés dans de nombreuses villes, tels que la mauvaise qualité de l’air due aux polluants issus du processus de combustion de nombreux véhicules.

 

Révolution verte à Ljubljana

Révolution verte à Ljubljana

En 2007, Ljubljana a entamé sa révolution verte. La ville a progressivement banni les voitures de certaines rues du centre-ville. Ironiquement, la première rue sans voitures était auparavant interdite aux piétons en raison de la forte circulation. Aujourd’hui, 12 hectares sont réservés aux piétons et aux cyclistes. 

 

Bien que le projet ait soulevé de nombreuses questions au début, les habitants de Ljubljana sont désormais convaincus. Les magasins sont plus fréquentés et la qualité de vie de l’ensemble de la population s’est améliorée. L’air est désormais plus sain et le niveau de bruit dans la ville est équivalent à celui d’une forêt. 

 

La ville s’est complètement adaptée à ce changement. En 2016, plus de 90 % des habitants ont rejeté toute tentative de revenir en arrière. De plus, la municipalité a accompagné ces changements en proposant aux habitants des alternatives pour se déplacer.

 

En plus des interdictions de circuler, Ljubljana encourage ses habitants à ne pas utiliser leur voiture. Les rues sont plus adaptées aux piétons et le stationnement est très cher. En revanche, dans les quartiers périphériques de la ville, le stationnement est gratuit et la municipalité met à disposition des vélos et des transports verts en commun. 

 

Dans le centre de la capitale, les transports verts publics ont été développés et 50 % des bus de la ville fonctionnent au gaz naturel. En outre, la ville a conclu un partenariat avec une entreprise proposant un service de vélo partagé, « BicikelJ ». Grâce aux 300 km de pistes cyclables de la ville, les Ljubljiens ont adopté ce moyen de transport et, depuis le lancement de « BicikelJ » en 2011, huit millions de personnes ont utilisé ce service. 

 

Enfin, de petits véhicules électriques, les « kavalir », sont utilisés dans toute la ville. Grâce à ce système, les touristes et les habitants peuvent se déplacer gratuitement où ils le souhaitent.

 

Ljubljana est une ville sans voiture, mais aussi une ville verte ! 

Les deux tiers de la surface de la ville sont couverts de parcs et de jardins. En outre, 20 % d’entre eux sont protégés et abritent une faune riche. Avec 500 m2 d’espaces verts par habitant, Ljubljana offre un cadre de vie unique.

 

Le recyclage est une seconde nature

Lorsqu’il s’agit de recyclage, Ljubljana est un modèle. Pionnière, elle est la première capitale européenne à avoir adhéré au programme « zéro déchet ». La ville s’est fixée pour objectif de réduire ses déchets et de mieux valoriser les déchets en circulation. Ce projet est d’autant plus ambitieux que la ville a commencé à distance. 

 

En 2002, tous les déchets finissaient dans des décharges. Aujourd’hui, la capitale slovaque recycle près de 75 % de ses déchets. De plus, malgré une population croissante, elle a réduit ses déchets de 15 %. 

 

Autre évolution notable : en dix ans, Ljubljana a réduit de moitié la quantité de déchets résiduels par habitant. D’ici 2025, la ville prévoit de doubler ce résultat.

 

Les habitants de Ljubljana ont fait du tri des déchets une seconde nature. Ils sont même champions d’Europe dans ce domaine. Ils sont fiers de posséder l’un des centres de traitement des déchets les plus modernes d’Europe. Ouvert en 2015, il recycle 98 % des déchets collectés. 

 

Une partie de ces déchets est transformée en énergie, qui est utilisée pour son propre fonctionnement. Il est autosuffisant et fournit de l’énergie et du compost à une partie de la capitale.

 

Ljubljana est étonnamment innovante dans sa capacité à se transformer elle-même. Grâce à ses projets ambitieux, la ville s’est imposée comme un pionnier dans le domaine de l’environnement. La ville, qui a été élue « Capitale verte de l’Europe », ne compte pas s’arrêter là. À Ljubljana, l’avenir s’écrit en vert.

 

 

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